2017 – Sant Etienne

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Saint Etienne, foto

ITALIAN DESIGN DAY
Saint-Étienne, jeudi 2 Mars 2017
Conversation de Rodrigo Rodriquez, relue par Anna Cecilia Russo

C’est un grand honneur pour moi d’être assigné à Saint Étienne, ville de Design (UNESCO), siège de l’ESASDE et de la Biennale et donc, en relation avec nos fonctions, paradigme du Design français.

Salone del Mobile, Milano

Avant de me plonger dans mon intervention, permettez-moi d’utiliser la vidéo que nous venons de regarder en tant que métaphore charmante du Salone del Mobile de Milan, afin d’extrapoler du petit chapitre consacré au
« Système du design de l’ameublement », le paragraphe que je lui avais consacré.
En tant que Président de FederlegnoArredo, la Fédération de la filière du bois – décoration d’intérieur, j’étais aussi le Vice-Président (Président adjoint) du Salone del Mobile. Je me souviens alors qu’un jour, à l’occasion d’une rencontre avec le Président Rosario Messina, et Manlio Armellini, qui avait fondé cette foire (exposition), et qui en était l’Amministratore Delegato (Directeur général), nous décidâmes de rédiger le « Décalogue du Salone del Mobile ». Le voici :

Pour les exposants, ainsi que pour les visiteurs, une foire (une exposition) n’est pas seulement un événement commercial ou une rencontre entre la demande et l’offre. Elle est aussi :

Une comparaison parmi les produits, donc une sollicitation à la compétition loyale

Une présentation de l’identité de l’entreprise, grâce aux (belles) architectures éphémères des stands

Une vente, surtout pour les petites entreprises, jusqu’au 60% de la chiffre d’affaires annuel

Un échange d’expériences parmi les exploitants du secteur

La perception des megatrends qui influenceront la demande future

Une réponse à l’exigence, de plus en plus perçue, d’informations concernant le secteur et ses dynamiques, donc l’importance croissante des séminaires, des congrès, des workshop (ateliers de création)

Un répertoire des évènements collatéraux, même spectaculaires, sur des thèmes illustrant l’état de l’art du métier, ses racines, ses valeurs

Une vitrine de l’innovation visible grâce aux produits exposés

Une situation où les meilleurs espaces, le cas échéant, doivent être donnés aux entreprises « de design », puisque le design est la force motrice de l’ameublement italien

Je voulais vous le lire, parce que cette approche est valable pour toutes les foires – si d’autres foires jamais elles existent avec la même envergure de notre Salon – qui unissent le commerce aux valeurs immatérielles.

Il va sans dire que quelqu’une des ces initiatives est propre à notre métiers, donc pas à le réaliser par d’autres domaines.

Pour le design des produits de la décoration d’intérieurs , il me fait plaisir de mentionner les 9 édition du Colloque DESIGNING DESIGNERS, « Dessiner les Designer ».

Ce colloque avait été conçu par le Dean de la Faculté du Design de Milan, Alberto Seassaro, et moi meme, pour faire rencontrer et changer des expériences parmi le Professeurs de Design de plusieurs Ecoles Universitaire du monde entier, afin de promouvoir le Salone del Mobile de Milan, et, si faisant, et de ouligner le role de Milan en tant que capital mondial du design.

Pendant le matin, des experts et des entrepreneurs, discutaient sur le différentes thématique autour d’une table ronde.

Dans l’après midi, les Ecoles de design, et donc des professeurs et des étudiants, présentaient les projets qu’ils avaient envoyé auparavant et que le Comité Scientifique du Colloque avait choisi parmi les dizaines reçus.

Au cours des ans, deux professeurs ont succédés Alberto Seassaro : Luisa Collina et Francesco Scullica.

Je voudrais rappeler cette initiative en tant que bon exemple de collaboration entre l’école et l’industrie.

Pour ajouter l’information, voici les thèmes des différentes éditions :

2001 Stratégies de la formation professionnelle pour le troisième millénaire

2002 Design pour un monde locale-globale

2003 Ecoles de Design comme usines de la connaissance

2004 Le Design de l’hospitalité

2005 L’ évolution du Design à l’Est et à l’Occident

2006 Le Design des produits non griffés pour les nouveaux clients de l’Est et de l’Occident

2007 La lumière en tant que matière de l’Architecture

2008 Bureau et postes de travail pour les travailleurs de la connaissance

2009 Quel sera l’avenir de la lumière ?

Mais, quel est il le design ?

Si cela vous ne dérange pas, pourquoi ne pas commencer alors avec une définition du mot design : la 101ème ?

Le procès qui se déroule, ou si vous le préférez, jaillit d’une idée innovatrice proposée par, (ou bien demandée à) un designer, au service de laquelle la firme donne son savoir-faire, articulé en les étapes suivantes :

• le prototype, en tant que matérialisation d’une idée, qui permets d’en vérifier la faisabilité et la probabilité qu’une fois, à procès achevé, il sera un produit cohérent avec le segment de marché auquel la firme s’adresse
• la construction mécanique (l’engineering), c’est-à-dire la transposition de l’idée en dessins techniques.
• la production
• la commercialisation
• la communication, qui, quelles que soient les modalités, les instruments et les médias utilisés, doit assurer la correspondance avec l’idée de départ, sans réduire (limiter) le coefficient d’innovation.

Pourquoi e comment est né le design italien

Il est né parce qu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale – que nous avions perdue – notre pays était mi-détruit, et les gens désiraient oublier le passé récent, et se projeter vers l’avenir.

Heureusement, il y avait trois ressources disponibles :

Des entrepreneurs visionnaires, qui avaient décodé les potentialités d’un marché disponible à l’achat de biens de consommation, y compris l’univers de la décoration, qui pouvait contribuer à embellir et à créer des nouvelles ambiances

Des architectes engagés et capables de concentrer leur talent dans la création d’objets destinés à redessiner le « beau quotidien »

Les traces de l’ADN du designer le plus célèbre de tous les temps, Léonard de Vinci, dans notre patrimoine génétique, jointes à la volonté de valoriser la diversité. Au cours des siècles, l’Italie a été envahie par les armées de plusieurs pays, et, en même temps, cela l’a formée en tant que pays multiculturel et multiracial. Ces prémisses ont donc déterminé la diffusion du design italien dans tous les marchés du monde, de la même manière que la pizza…

La caractéristique fondamentale du design italien

Le secret est surtout à retracer dans l’entreprise italienne, ou dans la capacité de l’entrepreneur italien de parler la langue du designer : ce n’est pas par hasard que les designers étrangers travaillent volontiers en Italie, parce que chez nous les potentialités de leur talent sont comprises et valorisées mieux que dans leurs pays.

Mon ami Philippe Starck, voudra bien m’excuser si je rappelle la réponse qu’il a donné, il y a plusieurs années, à une journaliste américaine, lors d’une conférence de presse à l’occasion de la présence italienne à une foire de décoration d’intérieur à New York, à laquelle moi aussi j’ai participé.
Elle a demandé : « Mister Starck why do you work so much with Italian companies, and so little in France? ».
« Parce que je suis un designer italien qui, par hasard, est né en France », a répondu Philippe.
Très clair et formidable, n’est-ce-pas ?

Le système du design dans l’ameublement

A) L’artisanat. Si vous me demandiez si le design italien existerait même sans l’artisanat italien, je vous répondrais que non. La réalisation du prototype, dont je parlais auparavant, au moins avant l’existence du 3D, demandait des compétences et une sensibilité artisanale, pas si commune, de même qu’une connaissance horizontale des matériaux et de leur réactivité.

B) Les entrepreneurs : je les ai déjà mentionnés

C) Des commerçants sensibles, désireux de fournir leurs magazines avec une image de pionnier, orgueilleux de leur métier et, en même temps, d’éduquer leurs clients – je me réfère préalablement à l’ameublement de design – à travers leurs capacités commerciales, expliquant les valeurs intangibles et motivant le prix…

D) La presse du secteur, qui a joué un rôle fondamental, afin de diffuser le design et la décoration d’intérieur, communiquant aux clients potentiels des critères pour discerner le bon design.
Et, permettez-moi une digression légitime, puisque le même s’est passé en France : dans un entretien avec M. Henri Griffon, le Président de l’UNIFA – que je rappelle avec estime et amitié – e M. Gérard Laizé, DG de VIA il y a 3 lustres, ce deuxième disait « La France est le premier consommateur du monde de magazines de déco parce qu’il n’existe pas de vitrines, d’endroits où on montre les choses »

E) Les Écoles. Paradoxalement, jusqu’à l’année 2000, en Italie on n’avait pas de faculté universitaire publique de Design ; le premier cours de design, au sein de la Faculté d’Architecture, avait été fondé en 1993. Il y avait déjà la Domus Academy, créée par un entrepreneur visionnaire privé. J’ai dit paradoxalement. Ce n’est pas correct : il y avait une raison cachée (ou peu visible) pour justifier le succès du design italien dans les années ’70, même sans des Écoles universitaires.

Cette raison est à retracer dans la réponse donnée par Vico Magistretti vers 1980 à une étudiante de la Dundee Design School en Ecosse.
J’étais avec lui, quand, à la fin de la présentation de ses projets, une jeune fille, aux beaux cheveux rouge-titien, aux yeux bleu clairs et aux délicieux taches de rousseur, demande : « Monsieur Magistretti, may I put a question ? » « Bien sûr, ma jeune amie » Vico répond. Et elle « Why in the UK we have many and well equipped design schools, but we have no British design, and in Italy, where you say there are no design schools, you have the Italian design ? »
«Parce que en Italie we study Greek and Latin ».

D’où la nature humanistique du design italien.

Le futur du design italien (L’avenir du design italien)

L’un de cadeaux que le temps à venir donne à l’humanité est celui d’être inconnu, et de donner, quand il arrive, le plaisir de la surprise …
Toutefois, pour le design, et non seulement pour le design italien – qui, joue, jusqu’à quand ? … le rôle d’ouvre-piste – on peut percevoir de weak signals, des signaux faibles, ou, si vous préférez, des tendances, parmi deux sont les plus importantes.

La première est que dans les années de décollage du design de produit, le designer proposait une idée-expression de son talent, de sa curiosité, de sa poétique, qu’incorporait un fort coefficient d’innovation.
Aujourd’hui, le barycentre du procès (le design comme procès, vous vous rappelez de ma définition ?) est l’orientation au consommateur, ce que dans le « Discussion paper » élaboré il y a 5 ans par l’Unité 2 de la DG Entreprise de l’UE, était défini User-Driven Innovation ou Demand-Driven Innovation. (Est-ce-qu’on est encore légitimé à utiliser l’anglais, au dépit de la Brexit ?). Donc, avec attention à ce que le marché désire, même s’il en est pas conscient.
La deuxième, qui me touche personnellement parce que l’une de mes fonctions est la présidence de Material Connexion Italia, est la croissante attention aux matériaux qu’incorporent innovation et procès de production, aussi bien que l’éco-durabilité, l’économie d’énergie et tout ce qui se rapporte à l’Economie Circulaire.

Pour ce qui concerne les matériaux, il me fait plaisir de remarquer que dans la Matériothèque de Material Connexion sont disponibles et catalogués 7.000 matériaux, classifiés d’après leur composition :

* polymères
* matériaux naturels
* dérivé des matériaux naturels
* métaux
* céramiques
* verres
* carbone
* ciments
* procès

Il faut aussi tenir compte que chaque matériel a son langage, qui offre ses fruitions psychosensorielles.

Mes expériences françaises

Dans les année ’70 – beaucoup de vous n’étaient pas encore nés : ce n’est pas un reproche … – j’ai eu le plaisir d’entrer dans le marché français avec les collections de Cassina, grâce aussi à Jacques Hazan, un visionnaire pied-noir qui avait conçu une des premières chaines de Franchise, Formes Nouvelles.
C’était le temps où M. Georges Filioud, Ministre de la Communication avait déclaré que le mot design devait être substitué par un mot français. Les téléspectateurs de l’émission Télé magazine avaient été invités par le Conseil international de la langue française à proposer un substitut français au mot design. Quatre cents solutions furent effectivement proposées. Mais, apparemment, aucune ne parait satisfaisante.

Permettez-moi de saisir l’occasion pour expliquer les critères qui sont à la base de la collection Cassina
«I Maestri », prenant l’exemple des meubles de Le Corbusier. J’ai utilisé le verbe reconstruire au lieu de rééditer afin de souligner qu’il ne s’agissait pas de copier servilement les produits, de la même façon qu’ils avaient été fabriqués à l’époque, mais d’examiner plutôt attentivement les croquis et les esquisses originaux et de les réaliser comme Le Corbusier l’aurait fait, s’il avait eu à disposition les matériaux e les technologies d’aujourd’hui.

Et cette opération si délicate, était le résultat d’un long dialogue entre Charlotte Perriand, qui avait développé les croquis de la LC et Filippo Allison, Professeur Emérite de Décoration à l’Université de Naples, notre consultant)

Donc, je disais…
À l’exception de cette difficulté linguistique, pas grave pour rentrer dans le marché avec des pièces de design bien conçus (entre parenthèses, Cassina avaient déjà reçu par la Fondation Le Corbusier et Charlotte Perriand, les droits de reconstruction des meubles LC), j’étais inquiet parce qu’un ami cultivé m’avait dit : « Rodrigo, arrête-toi : les Français ont bu Versailles, et ils ne l’ont pas encore digéré »
C’est avec fierté que je vous dis que Cassina a aidé les Français à digéré Versailles et d’autres styles, y compris Louis-Philippe, Louis XV, le Déco et d’autres encore.
La création en 1979 de l’École nationale supérieure de création industrielles (ENSCI-Les ateliers) et l’École Saint-Étienne dont nous goutons l’hospitalité, ont lancé le design français en tant que protagoniste de la culture du projet.

Donc, permettez-moi de joindre mon Consul General Alberto Bertoni dans le remerciement à la Cité du Design, aux autorités de la ville de Saint-Étienne, à la Chambre de Commerce Italienne à Lyon qui, en collaboration avec le Consulat Général et l’Institut Culturel Italien, m’ont permis d’utiliser (accepter ?) la tâche que mon Ministère des Affaires Etrangères m’avait donnée, pour réjouir du privilège de parler du design italien à Saint-Étienne, UNESCO Cité du Design et aussi de profiter, ce matin, de votre précieuse attention.

Rodrigo Rodriquez

2017 – TRENTO INDUSTRIAL ENGINEERING DAY

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TRENTO, 7.3.2017 UNIVERSITA’ DEGLI STUDI DI TRENTO

” Industrial Engineering Day”

INTERVENTO RODRIGO RODRIQUEZ

Industria 4.0 e dintorni: come sarà il mercato del lavoro ?

Qualcuno ha detto che l’industria 4.0 è il balsamo per tutti i mali della società occidentale. Ne dubito.

E siccome ho il piacere di rivolgermi a giovani che stanno per entrare nel mondo del lavoro, apro il mio intervento trasformando il dubbio in una domanda un poco ansiogena.

Come sapete, OCSE e Cedefop EU (Centro europeo che fornisce i dati su cui si fonda la politica di istruzione e formazione professionale) affermano che tra il 2020 ed il 2025 il 50% dei profili professionali dei quadri della aziende non saranno più quelli di oggi, e che saranno sostituiti da altri: la domanda è:QUALI ?

La previsione di una mappa dei nuovi profili si infrange contro la difficoltà di prevedere quali nuove tecnologie appariranno e la velocità di evoluzione delle esistenti

E l’ingegnere 4.0 è una delle figure professionali su cui si concentrano maggiormente i cambiamenti.

V’è chi ha individuato due linee: di evoluzione dell’Ingegnere 4.0:
a) un professionista attivo nel campo di ricerca ed innovazione, che opererà nell’ambito di reti orizzontali, e piattaforme condivise
b) progettazione dei processi, in forte integrazione con responsabili di funzioni a valle, sia operando direttamente dove i processi si svolgono sia nei laboratori di realtà virtuale

Dedichiamo qualche parola per tentare di spiegare in che cosa consista Industry 4.0: essa si fonda sul concetto di smart factory che si articola in
• Smart production: nuove tecnologie produttive che creano collaborazione tra tutti gli elementi presenti nella produzione ovvero collaborazione tra operatore, macchine e strumenti.
• Smart services: tutte le “infrastrutture informatiche” e tecniche che permettono di integrare i sistemi; ma anche tutte le strutture che permettono, in modo collaborativo, di integrare le aziende (fornitore – cliente) tra loro e con le strutture esterne (strade, hub, gestione dei rifiuti, ecc.)
• Smart energy: tutto questo sempre con un occhio attento ai consumi energetici, creando sistemi più performanti e riducendo gli sprechi di energia.

Tra le tecnologie che fanno parte di questo ecosistema possiamo includere, in ordine sparso: robotica , intelligenza artificiale, sensori evoluti, cloud computing, internet delle cose, acquisizioni ed analisi dei dati, fabbricazione digitale, inclusa la stampa 3D, software Saas ( Software–as-a-service ), smartphone e simili, piattaforme mobili, piattaforme che usano algoritmi per guidare veicoli a motre8 strumenti di navigazione, app. di condivisione di guida, servizi di consegna/pony express, veicoli autonomi, nonché la conseguente integrazione di tutti questi fattori in reti interattive.
Dunque, i quadri delle aziende, iniziando dagli ingegneri, dovranno essere esperti di informatica: ahimè, stime non so quanto attendibili indicano in circa 100.000 unità gli esperti di informatica di cui il sistema industriale italiano avrà bisogno.
Peccato che tutte le Facoltà di informatica, in Italia, siano a numero chiuso o, come si dice oggi, a numero programmato. Non conosco la somma dei numeri chiusi, ma certamente fa meno di 100.000
In questo quadro, in cui il 45% ( McKinsey) delle attività di chi lavora possono essere automatizzate usando tecnologie già sperimentate, a chi è portatore di competenze ingegneristiche si chiederà
A) a coloro che lavoreranno in produzione, non soltanto di far bene quel gli si chiede, ad es. di ottimizzare le linee di produzione, ma anche di contribuire alla progettazione di nuovi processi
B) a coloro che lavoreranno nella ricerca,di essere flessibili ed aperti a lavorare con altri per progetti che inglobano diverse competenze, dunque con modalità non multidisciplinari ma interdisciplinari: si pensi alla meccatronica; dunque operare secondo le tre C
Cooperare, Comunicare, Condividere
Credo che molte delle aziende qui presenti potrebbero fornire testimonianze di progetti sviluppati con approccio interdisciplinare.
Cito un caso reso noto anche dalla stampa: la Selle Royal di Vicenza, che dalla produzione del semilavorato feltro, è passata al prodotto finito sellini per bicicletta, diventando uno dei leader di questa merceologia: i prodotti sono sviluppati da team di designer, ingegneri e biomedici

Uno dei ruoli che più mi coinvolge oggi ha a che fare con i materiali. Mi riferisco a Material ConneXion, nata a New York nel 1995, di cui attualmente ho la licenza di know-how per l’Italia, e la cui missione è di contribuire all’innovazione operata dalle piccole e medie imprese, agendo come facilitatore proattivo del contatto tra chi offre materiali e processi innovativi e gli utilizzatori, dunque fornendo al mondo del progetto un accesso permanente ai materiali nuovi ed alle nuove soluzioni nell’uso dei materiali esistenti, con particolare attenzione a quelli sostenibili.

In passato, i materiali erano percepiti come risposte tecniche
a problemi tecnici.

Dagli anni’70, grazie allo sviluppo della ricerca sopratutto nel settore delle plastiche, abbiamo materiali con qualità sensoriali ed estetiche inimmaginabili con i materiali naturali, aprendo nuove prospettive semiotiche, che hanno a che fare con i loro significati socioculturali.

Ovviamente, l’artificialità deve fare i conti con il rispetto dell’ambiente, e questo apre nuovi spazi alla ricerca interdisciplinare in cui le competenze e direi la cultura dell’ingegnere, più attento al prodotto finale, giocherà un ruolo di peso, a condizione che esso, l’ingegnere, sia più flessibile.

Sto toccando, ne sono consapevole, un punto delicato, che prende le mosse da esperienze avute da miei collaboratori in alcuni progetti finanziati dalla Commissione UE, per esempio nel progetto Trash 2 Cash che si propone, utilizzando scarti tessili e fibre a valore zero, di creare prodotti di alta qualità grazie a tecnologie design driven.

Un esempio. I risultati della ricerca svolta presso 17 Centri di ricerca di 8 Paesi hanno portato a un prodotto della austriaca LENZING, che, usando fibre tessili da scarti delle confezioni di Zara, produce un tessuto su cui viene applicato un fluoropolimero che ha caratteristiche eco-rigenerative quando composto con enzimi naturali, non composti chimici.

Ebbene, nella fase finale del progetto, in cui Material Connexion Italia è chiamato ad agire per trasformare i risultati della ricerca in prodotti vendibili, i miei collaboratori hanno rilevato che i laureati in ingegneria sono spesso portatori di un approccio più rigido degli altri laureati: meno disponibili a procedere verso una soluzione che punta ad un risultato positivo soltanto probabile; mentre l’innovazione richiede, talvolta impone di percorrere sentieri incerti.
Ovviamente, questa non vuole essere critica al prestigioso mestiere dell’ingegnere, ma stimolo a quelli di voi che stanno proiettandosi nel mondo del lavoro, in particolare per la ricerca interdisciplinare.
Per associazione di idee, parlando di materiali non si può non riflettere sulla crescente, vorrei dire ineluttabile, attenzione all’ECONOMIA CIRCOLARE, dalla consapevolezza che produci, consuma, butta non è più sostenibile e va sostituito con produci, consuma, recupera.
Uscirà tra qualche giorno un libro scritto da miei due collaboratori, per la Collana Materia Rinnovabile della casa editrice Edizioni Ambiente, dal titolo Materiali in progress

Mi avvio verso la conclusione, leggendovi una descrizione di “che cos’è l’ ingegnere”, che ho trovato in Internet mentre mi preparavo a questo nostro incontro: udite udite “è un professionista qualificato in ingegneria, ossia uno scienziato che sfrutta le proprie conoscenze per applicarle alla progettazione, realizzazione e gestione di dispositivi, macchine, strutture, impianti e sistemi finalizzati allo sviluppo del genere umano e della società”.

Dunque, voi, miei giovani amici, quando entrerete nel mondo del lavoro, ricordatevi che avrete anche la responsabilità di contribuire a rendere migliore il nostro mondo ! Chi non ì’ d’accordo alzi la mano.

Rodrigo Rodriquez, imprenditore
7 Marzo 2017

Trento - R.Rodriquez

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Trento - Gli ingegneri incontrano le aziende

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